Evénements et actualités des juridictions de Nancy

17/01/2022 - mise à jour : 17/01/2022

Audience solennelle de rentrée au tribunal judiciaire de Nancy 

Ce vendredi 14 janvier 2022, le tribunal judiciaire de Nancy tenait son audience de rentrée. Devant une assistance réduite en raison des restrictions imposées par la crise sanitaire, les chefs de juridictions ont présenté Kevin HEROUF, vice-procureur, et dévoilé le nouveau logo du tribunal.

En présence du préfet de Meurthe-et-Moselle, de la présidente du Conseil départemental, de parlementaires du ressort, ainsi que des représentants des autorités judiciaires, de l’administration pénitentiaire, de la protection judiciaire de la jeunesse, des juridictions administratives et d’autres personnalités partenaires du tribunal, monsieur Jean-Baptiste HAQUET a ouvert sa dernière audience de rentrée en qualité de président du tribunal judiciaire de Nancy. Devant la vingtaine de personnes réunie, il a souligné le caractère particulier de cette audience qu’il convenait de maintenir en dépit des circonstances.

Installation d’un nouveau magistrat

P1 TJ NANCY 01.2022

Monsieur Kevin HEROUF écoutant les réquisitions du procureur de la République avant d’être invité à rejoindre sa place aux côtés de ses pairs.

En début d’audience, les chefs de juridiction ont procédé à l’installation de monsieur Kevin HEROUF en tant que vice-procureur. Venu de région parisienne et du parquet militaire, monsieur HEROUF intervient régulièrement à l’Ecole nationale de la magistrature et a été salué comme un « magistrat déjà riche d’une précieuse expérience » par monsieur le procureur de la République. Désigné responsable du service de permanence des majeurs, il aura, en outre, la charge du parquet commercial et du service économique et financier.

P2 TJ NANCY 01.2022

De gauche à droite : monsieur François PERAIN, procureur de la République, monsieur Stéphane JAVET, procureur adjoint, madame Carole MAZZACAVALLO, première vice-présidente, monsieur Jean-Baptiste HAQUET, président du tribunal judiciaire, monsieur Pierre CASTELLI, premier vice-président, monsieur Nicolas RAVIER, directeur de greffe.

Rapport d’activité 2020-2021

Les chefs de juridiction ont ensuite tiré le bilan de l’activité judiciaire du tribunal. Le Procureur PERAIN a ainsi fait un bilan exhaustif de la politique pénale menée dans le cadre de la lutte contre les violences conjugales et a souligné que pour la troisième année consécutive le ressort du tribunal judiciaire de Nancy n’avait pas connu de « féminicide ».

Si tous deux se sont félicité des bons chiffres enregistrés dans la juridiction, ils n’ont toutefois pas manqué de rappeler que ces résultats positifs ne devaient pas masquer « la crise ancienne et récurrente de la justice », qui ne parvient à fonctionner que grâce au dévouement inconditionnel de ceux qui la servent. Le président a ainsi adressé ses « remerciements sincères à tous ceux qui, faisant passer l’intérêt général avant leur intérêt personnel, parfois de façon déraisonnable », permettent à l’institution judiciaire de tenir malgré l’état de crise permanent dans lequel elle se trouve.

Revenant sur la Tribune des 3000 et la mobilisation historique qu’elle provoque, le président HAQUET a également dénoncé l’abandon ancien de l’institution judiciaire : « La justice est pauvre, c’est un constat implacable. Pauvre sur le plan informatique, pauvre sur le plan des rémunérations de ses personnels, notamment si l’on compare le salaire des magistrats judiciaires à celui des magistrats administratifs – mais je pense aussi aux directeurs de greffe dont le travail complexe et technique est insuffisamment valorisé, et aux greffiers. Pauvre sur le plan des moyens financiers. Pauvre surtout en termes de moyens humains ».

discours de monsieur le procureur de la République

rapport d'activité 2020/2021

 

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Nouveau logo pour le tribunal judiciaire

De façon plus légère, l’audience de rentrée a enfin été l’occasion de dévoiler officiellement le nouveau logo du tribunal. A l’instar des démarches initiées dans d’autres juridictions et cours d’appel, les chefs de juridiction ont en effet décidé de doter le tribunal judiciaire de Nancy d’une marque visuelle propre, permettant d’identifier instantanément l’institution judiciaire et d’assurer son rayonnement.

Pour ce faire, un partenariat s’est noué avec l’Ecole de Condé de Nancy, dont les étudiants de troisième année Bachelor design graphique ont été chargés d’élaborer des propositions de logos répondant à un cahier des charges défini par le tribunal judiciaire. Les travaux qui en ont résulté ont été départagés par un jury de concours constitué au sein du tribunal, puis soumis au vote de l’ensemble des personnels afin de fédérer la juridiction autour de ce projet et permettre l’appropriation par tous du nouveau logo. Les membres de la juridiction ont ainsi eu à choisir parmi quatre propositions :

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A la clôture du scrutin, 86,1 % des suffrages exprimés se sont portés sur le logo n°1 que son créateur, Monsieur Erwan BODA, a présenté pour clore l’audience.

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Monsieur Erwan BODA, étudiant de 3° année de design graphique à l’Ecole de Condé, présente le logo qu’il a créé pour le tribunal judiciaire de Nancy.

Justice de proximité:signature de la convention de mise en œuvre du dispositif de contribution citoyenne au tribunal judiciaire de Nancy

Le 29 décembre 2021, monsieur François PÉRAIN, procureur de la République près le tribunal judiciaire de Nancy, et madame Anne-Sophie GAVRILOFF, présidente de France Victimes 54 (FV54), ont signé une convention afin de rendre possible le recours à la contribution citoyenne issue de la loi Justice de Proximité n° 2021-401 du 08/04/2021 dans le ressort nancéien.

Ce dispositif vient compléter utilement l’article 41-1 du code de procédure pénale consacré aux mesures alternatives aux poursuites.

Désormais, outre les rappels à la loi, les divers stages de sensibilisation, ainsi que les mesures de réparation, il est possible pour le parquet de prescrire aux mis en cause le paiement d’une somme d’argent au bénéfice direct d’une association d’aide aux victimes agrée par le ministère de la Justice.

Cette obligation sera notifiée aux mis en cause par un délégué du Procureur requis par le parquet. Le versement sera précédé d’un entretien individuel assuré par FV54 au cours duquel l’auteur de l’infraction pénale sera sensibilisé à la situation vécue par la victime.

L’objectif double de cette mesure est d’une part de sanctionner pécuniairement l’auteur d’une infraction pénale et d’autre part de le sensibiliser à l’impact des faits commis sur les victimes.

Dans le ressort du tribunal judiciaire de NANCY, l’association d’aide aux victimes reconnue par la Justice est France Victimes 54 ; elle sera donc la bénéficiaire des versements des contributions citoyennes, dont les montants seront compris entre 50 et 3 000 euros.

Cette convention est d’application immédiate dans le ressort du tribunal judiciaire de NANCY et constitue un apport significatif au déploiement de la justice de proximité.

convention contribution citoyenne

Adoption du protocole relatif au traitement des atteintes à l'environnement

Associant les deux procureurs de la République de Meurthe-et-Moselle, le protocole a été signé en préfecture le 2 décembre 2021, en partenariat avec les services de l'État et ses établissements publics.

Dans la continuité de la convention adoptée le 14 juin 2016 relative au traitement de certaines atteintes à l'environnement, ce nouveau protocole quadripartite poursuit la démarche engagée par les parquets de Meurthe-et-Moselle pour garantir une gestion équilibrée du patrimoine naturel et prévenir efficacement les atteintes qui lui sont faites. Le texte intègre ainsi les dernières évolutions législatives et réglementaires permettant un traitement plus rapide et efficace des procédures judiciaires. Afin d’assurer une application homogène, coordonnées et complémentaire des polices administratives et judiciaires au niveau du département, il définit également le rôle tenu par les parquets dans le suivi des procédures pénales.

 De gauche à droite : Christophe COLETTE, directeur de l'agence territoriale de Meurthe-et-Moselle de l'Office nationale des forêts Véronique CARPENTIER, Directrice régionale adjointe de l'Office français de la biodiversité, Arnaud COCHET, Préfet de Meurthe-et-Moselle, François PERAIN, procureur près le Tribunal judiciaire de Nancy, Catherine GALEN, procureure près le Tribunal judiciaire de Briey, Hadrien BARON, substitut général près le parquet général de la Cour d'appel de Nancy

Organisant les traitements administratif et judiciaire des atteintes à l'environnement, le protocole s'est donné de nombreux objectifs :

–        Maintenir la priorité de la réparation ou de la compensation des préjudices environnementaux,

–        Réduire le temps de traitement des procédures en recherchant la meilleure articulation possible entre les services de police et l’orientation des suites la plus efficace,

–        Assurer une réponse pénale rapide, effective et visible des justiciables,

–        Restreindre la comparution à l’audience aux faits graves et contestés,

–        Distinguer la répression des infractions commises par les particuliers et par les professionnels,

–        Favoriser la juste information de tous les acteurs de la procédure : parquet, administrations, inspecteurs de l’environnement du service d’enquête, mis en cause et associations parties civiles.

Le texte vient ainsi formaliser la doctrine pénale du ministère public et fixer les principes de son action.

Lancement du projet "Sur les bancs du tribunal"

Le 12 novembre dernier, un binôme de magistrats s'est rendu à la rencontre des élèves de 4° du collège Joliot-Curie de Dieulouard. Ce premier rendez-vous est le point de départ d'un projet au long cours, dont l'objectif est de sensibiliser les collégiens au fonctionnement de la justice en France. En 2022, ce sont eux qui tiendront la barre du tribunal judiciaire de Nancy.

A la fois support éducatif et outil de réflexion sur la justice et le droit, le projet «Sur les bancs du tribunal» est le fruit d'une collaboration entre madame Lætitia SOBAC, enseignante en EPS, professeur principal des 4°B, et mesdames Aurélie VALENTE, juge d'instruction, et Coralie COENEN, substitut du procureur de la République au tribunal judiciaire de Nancy. Afin de faire comprendre le système judiciaire et de faire évoluer les représentations sur la justice, collégiens et magistrats se réuniront durant trois matinées de travail tout au long de l'année avant que les élèves n'investissent la salle d'audience du tribunal pour la représentation de procès fictifs.

Présentation

 Lors de cette première séance, Aurélie VALENTE et Coralie COENEN sont ainsi venues en classe et ont présenté pendant deux heures l'organisation de la justice, la profession de magistrat et le déroulement d'une audience correctionnelle. Au gré des échanges, elles ont répondu aux interrogations des élèves quant à au rôle des juges et de la justice, déconstruisant au passage quelques images faussées qu'ils s'en faisaient.  

De gauche à droite : Aurélie VALENTE, juge d'instruction, et Coralie COENEN, substitut du procureur au tribunal judiciaire de Nancy, présentent aux élèves de 4°B le déroulement d'une audience correctionnelle.

Observation

 Lors de la seconde séance prévue cet hiver, les adolescents se déplaceront au tribunal judiciaire pour assister à une audience correctionnelle et en discuter avec les magistrats. Cette confrontation directe à des situations réelles sera cette fois l'occasion d'observer la justice au concret et de mieux appréhender son fonctionnement dans le cadre le d'un procès.

Mise en situation

 Enfin, les collégiens reviendront endosser le rôle (et les robes !) de tous les acteurs d'un procès pour représenter dans une salle d'audience, et devant leurs parents, les deux cas pratiques, proposés par les magistrats, sur lesquels ils auront travaillé tout au long de l'année avec leurs professeurs defrançais et d'histoire-géographie. Le tribunal d'un jour aura à délibérer de la peine et rendra sa décision à l'issue de la matinée. A travers cette mise en situation, les adolescents pourront constater la complexité du métier de juger et la difficulté de rendre des jugements équilibrés, conciliant tout à la fois les intérêts de la société, de la victime et de l'auteur de l'infraction.

Les élèves de la classe de 4°B du collège Joliot-Curie de Dieulouard (54).

 Pérennisation

Le projet sera reconduit à plus grande échelle l'année prochaine et de nombreux autres binômes sont d'ores et déjà constitués pour intervenir auprès d'autres collégiens à travers le ressort.

Signature de la convention "Stage de citoyenneté environnementale"

Le Procureur de la République près le tribunal judiciaire de Nancy et les institutions environnementales du département de Meurthe-et-Moselle ont signé mercredi 17 novembre 2021 le protocole prévoyant le principe et les modalités de stages alternatifs aux poursuites dans le cadre d'atteintes à l'environnement.

Désigné « Pôle régional environnement » en mars 2021, le parquet du tribunal judiciaire de Nancy a décidé de dynamiser la politique pénale en matière d'environnement afin de mieux répondre au préjudice écologique. Grâce à cette convention, les auteurs de pollutions de gravité relative se verront proposer des stages de sensibilisation aux conséquences de leurs actes sur le milieu naturel. Objectif : prévenir la réitération tout en évitant un classement sans suite ou une procédure judiciaire plus longue.

De gauche à droite : Nathalie D'ACUNTO, directrice du Parc naturel régional de Lorraine, François PERAIN, procureur au Tribunal judiciaire de Nancy, Xavier MORVAN, directeur régional Grand Est de l'Office français de la biodiversité.

Eco-chantiers

Animés par les partenaires sous l'autorité d'un délégué du procureur spécialisé en droit de l'environnement, ces stages d'une journée s'organiseront en une matinée théorique et une après-midi pratique pour l'entretien et la remise en état du patrimoine environnemental. La convention prévoit ainsi plusieurs éco-chantiers, tels que le ramassage de déchets, la remise en état d'un site naturel, la réimplantation de haies et/ou de plants, l'entretien ou la réfection d'espaces préservés ou de mares.

De gauche à droite : Nathalie D'ACUNTO, directrice du Parc naturel régional de Lorraine, Laurent GODÉ, responsable de la mission préservation et valorisation des espaces naturels au PNR, Natacha COLLOT, substitut du procureur, François PERAIN, procureur, Xavier Morvan, directeur régional de l'Office français de la biodiversité, Christophe COLETTE, directeur de l'agence territoriale de Meurthe-et-Moselle de l'Office nationale des forêts.

Porteurs de bonne parole

Les stages comportent également une demi-journée pédagogique, tournée vers l'éducation à l'environnement. En ce sens, et de l'avis unanime de tous les partenaires, ils sont un moyen de nouer le dialogue et de transformer les contrevenants en porteurs de bonne parole en faveur de l'environnement et de la biodiversité. Car il ne fait pas de doute qu'un citoyen éduqué au milieu naturel et ayant connaissance de ses droits et devoirs sera nécessairement plus respectueux de l'environnement. De ce point de vue, la convention est une étape importante dans la transmission d'un message de préservation, ainsi que dans la collaboration de ces institutions avec le parquet.

Signature de la convention pour la prise en charge coordonnée des violences et maltraitances en milieu scolaire

Devant l'évolution et la montée en puissance des faits de violence survenant en milieu scolaire, la coopération entre la Direction des Services Départementaux de l'Éducation Nationale de Meurthe-et-Moselle et le Parquet de Nancy a été actualisée.

Les violences et infractions graves touchant les élèves mineurs dans l’enceinte de leur établissement scolaire ou aux abords se multiplient et revêtent des formes nouvelles (cyberharcèlement, diffusion d’images de violences…).

Suite à l’entrée en vigueur du nouveau Code de la Justice Pénale des Mineurs, la mise en œuvre de nouvelles modalités de traitement des infractions dont nos jeunes sont auteurs, mais aussi victimes, permet à la Justice de s’adapter à cette évolution.

Dans cette optique, le Parquet de Nancy s’est rapproché de la DSDEN 54 pour remettre au goût du jour le fonctionnement des signalements et de la prise en charge de ces faits. Le 17 novembre 2021, après plusieurs semaines d'échanges et de concertation, une convention a été établie en vue d’encadrer cette coopération.

De gauche à droite : Philippe TIQUET, directeur académique des services départementaux de l’Éducation Nationale de Meurthe-et-Moselle et François PERAIN, procureur au Tribunal judiciaire de Nancy.

La convention de prise en charge coordonnée des violences et maltraitance se base sur des principes de collaboration mutuelle en conjonction des expertises respectives des signataires.

Cette convention permet de mettre à jour l’identification des personnels référents et entités à contacter, de faciliter la transmission des faits bien établis via des circuits d’échange courts et efficaces puis d’assurer la saisine en temps utile des autorités compétentes.

La liste des interlocuteurs a été actualisée et de nouvelles fiches-navettes de signalement article 40, d’information préoccupante ainsi que de saisine de la Cellule C.E.M.M.A (Cellule pour la protection de l’enfance en Meurthe-et-Moselle) viennent assortir cette convention.

De gauche à droite : Philippe TIQUET, directeur académique des services départementaux de l’Éducation Nationale de Meurthe-et-Moselle, François PERAIN, procureur de la République et Elsa PINCET, substitut du procureur en charge des mineurs.

La nuit du Droit 2021 à Nancy

Pour cette édition 2021, le tribunal judiciaire de Nancy a proposé aux participants de découvrir la matière du droit de l’application des peines grâce au visionnage du films « Ai-je le droit d’avoir des droits », en présence de sa réalisatrice et de professionnels du droit ayant participé au tournage.

logo nuit du droit

Le 4 octobre 2021 s’est déroulée la quatrième édition de la Nuit du droit, organisée par le Conseil constitutionnel, autour du 63ème anniversaire de la Constitution de 1958.

A cette occasion, le Tribunal Judiciaire de Nancy, en partenariat avec la société Image’Est, a proposé la projection du film « Ai-je le droit d’avoir des droits ? » en présence de sa réalisatrice Catherine RECHARD.

Le film suit des avocats qui, plusieurs fois par semaine, se rendent au parloir pour rencontrer les clients qu’ils accompagnent dans leur détention. Le film aborde le droit de l’application des peines et la présence de l’avocat au sein des prisons qui devient le porte-parole du détenu afin de lui permettre de faire valoir ses droits lors de sa détention ; une spécificité peu connue du droit pénal et de l’activité de l’avocat pénaliste.

La projection a été suivie par un moment d’échange riche et convivial entre le public, la réalisatrice du film, Monsieur Jean-Baptiste HAQUET président du tribunal judiciaire de Nancy et deux professionnelles du droit ayant participé au tournage : Maître Karine LAPREVOTTE, avocate au barreau de Nancy et Madame Christel HAQUET, à l’époque juge de l’application des peines au tribunal judiciaire de Nancy.

nuit du droit 2021 TJ NANCY

Signature de la convention de mise en oeuvre de la Justice restaurative

Le 9 septembre 2021, les chefs de juridiction de Nancy ont signé la convention de partenariat  « programme de justice restaurative entre personnes infracteures et personnes victimes » avec l'association d'aide aux victimes France victimes 54, le SPIP de Meurthe-et-Moselle et l'Institut Français pour la Justice Restaurative.

La séance de signature s'est déroulée en présence de la presse locale et précédée par la diffusion d'une vidéo explicative et par un moment d'échange entre les signataires et les journalistes.

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Vidéo explicative sur la justice restaurative réalisée par l'IFJR en partenariat avec France victimes :

https://www.youtube.com/watch?v=hjx1SDw0dwE&t=11s 

Issu de la loi du 15 août 2014 relative à « l'individualisation des peines et renforçant l'efficacité des sanctions pénales », l'article 10-1- du code de procédure pénale pénale dispose qu' « à l'occasion de toute procédure pénale et à tous les stades de la procédure, y compris lors de l'exécution de la peine, la victime et l'auteur d'une infraction, sous réserve que les faits aient été reconnus, peuvent se voir proposer une mesure de justice restaurative ».

La justice restaurative consiste à faire dialoguer des victimes ou leurs proches et des auteurs d'infractions, qu'il s'agisse des parties concernées par la même affaire ou non, selon des modalités diverses et visant toutes à aider la victime à se reconstruire, responsabiliser l'auteur par rapport aux conséquences de son acte et contribuer au rétablissement de la paix et à la prévention de la récidive.

La mesure de justice restaurative se fait sans contrepartie, tant pour les personnes victimes que pour les auteurs, afin d'assurer le principe de volontariat et l'authenticité des échanges.

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D'après une enquête nationale réalisée par l'Institut français pour la Justice Restaurative, cette mesure permet de constater un apaisement pour les victimes, un espace de parole libre et sans jugement ainsi qu'une diminution de la peur du crime.

La modalité privilégiée à Nancy dans un premier temps consistera en des rencontres condamnés-victimes, reposant sur la création d'un espace de parole, où un groupe restreint de personnes condamnées et de victimes, qui ne se connaissent pas, mais qui sont concernées par un même type d'infraction, échangent sur les répercussions de l'infraction commise.

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Signature de la convention de coopération entre le commissariat de police de Lunéville et l'association France Victimes 54

Cette convention prévoit désormais la présence d'une juriste de l'association au commissariat de Lunéville tous les vendredis des semaines paires de 9h à 12h.

Le 2 juin 2021, le commissariat de police de Lunéville, représenté par Monsieur TARASCO Laurent, contrôleur général, directeur départementale de la Sécurité de Meurthe-et-Moselle, l'association France Victimes 54, représentée par Madame DEVAUX COLLIN Blandine, directrice de FV54, et le Parquet de Nancy, représenté par Monsieur François PERAIN, procureur de la République, ont signé une convention de coopération entre leurs services.

La coopération entre le commissariat de police de Lunéville et l'association France Victimes 54 est déclinée dans le cadre d'un partenariat sous la forme de l'intervention à temps partiel d'une juriste au sein de ce commissariat, en lien avec les correspondants locaux d'aide aux victime.

Une juriste de l'association sera ainsi présente au commissariat de Lunéville les vendredis des semaines paires de 9h à 12h  .

Elle sera amenée à recevoir, soit sur proposition du fonctionnaire de police, soit spontanément, toute personne victime majeure ou mineure, concernée par une affaire présentant un volet pénal (atteintes aux personnes : violences conjugales et familiales ; atteintes aux biens et accidents de la circulation...) dont le commissariat de police de Lunéville est saisi ou est susceptible de l'être.

L'objectif est ainsi de permettre à toute personne en demande de renseignements, de pouvoir être accueillie, écoutée, informée tout au long de la procédure et, si besoin, d'être orientée vers d'autres services, soit à l'intérieur de la structure, soit vers d'autres professionnels tels des avocats.

CONV FV1

Laurent TARASCO, DDSP de Meurthe-et-Moselle; François PERAIN, procureur de la République près le TJ de Nancy; Blandine DEVAUX COLLIN BLANDINE, directrice de FV 54, représentante de Anne-Sophie GAVRILOFF, présidente de FV 54

CONVFV2

Journée nationale d'accès au droit le 25 mai 2021

A l’occasion de la journée nationale de l’accès au droit du 25 mai 2021, le Conseil départemental de l’accès au droit de Meurthe et Moselle a organisé une web-conférence sur les métiers du droit, rassemblant dix professionnels du droit qui ont échangé sur leur métier et leur parcours.

Cette journée a permis d’accroître la visibilité des dispositifs de l’accès au droit et d’en promouvoir les acteurs.

Le webinaire « Les métiers du droit » est publié sur la chaîne YouTube du CDAD et accessible en cliquant sur le lien suivant : https://www.youtube.com/watch?v=OyvEaznZZc8

 

CDAD54 JNAD 2021

Signature d'un protocole prévoyant le recours au rappel à l'ordre par le procureur de la République et le maire de Toul

Le 23 avril 2021, monsieur Alde HARMAND, maire de Toul et monsieur François PERAIN, procureur de la République près le tribunal judiciaire de Nancy, ont signé un protocole prévoyant le recours au rappel à l'ordre à l'hôtel de ville à Toul.

L'article 11 de la loi du 5 mars 2007 relative à la prévention de la délinquance a prévu le dispositif du rappel à l’ordre. Il s'agit d'un outil à la disposition du maire, destiné à apporter une réponse rapide et souple à des faits de « basse intensité » de nature à entraîner un trouble au bon ordre, à la sûreté, à la sécurité ou à la salubrité publique. Le protocole signé le 23 avril 2021 à TOUL s'intègre ainsi dans le développement de la « justice de proximité », destinée à répondre aux faits de faible gravité avec plus d'efficacité et de rapidité, grâce à une mise en œuvre des réponses au plus proche des justiciables et des partenaires locaux.  Le protocole porte principalement sur le traitement des conflits de voisinage, de l'absentéisme scolaire, de certaines atteintes à la propriété publique et des nuisances sonores.

photo1TJNancy rappel à l'ordre
Monsieur François PERAIN, procureur de la République et monsieur Alde HARMAND, maire, lors de la signature du protocole à l'hôtel de ville de Toul
photo2TJ Nancy rappel à l'ordre

Ce dispositif de traitement de la délinquance nécessite l'instauration d'un dialogue constructif entre la mairie et le parquet, celui-ci ne pouvant pas être mis en œuvre si le mis en cause est visé par une plainte ou lorsqu'une procédure pénale est en cours. Le maire devra donc informer au préalable le parquet de son intention de recourir à un rappel à l'ordre et l'interroger sur son opportunité. Le protocole a ainsi pour objet principal d'organiser cet échange d'informations entre l'élu et le parquet. En cas d'accord du Ministère public, l'auteur des faits est convoqué à un entretien en mairie en vue de rappeler que la vie en société passe impérativement par la nécessité de respecter la loi.

Le rappel à l’ordre est à la charnière entre le domaine de la prévention et celui de la répression.

En cas d'échec du rappel à l'ordre, le maire en informera le procureur qui prendra le « relais » pour ouvrir éventuellement une procédure pénale « classique ».

photo3 TJ NANCY rappel à l'ordre

 

Mia et sa mère retrouvées en Suisse : conférence de presse du procureur de la République près le tribunal judiciaire de Nancy le dimanche 18 avril 2021

Le dimanche 18 avril 2021, le procureur de la République près la juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Nancy, François PERAIN, a annoncé que Mia MONTEMAGGI et sa mère venaient d'être retrouvées dans un squat de la commune de Sainte-Croix, en Suisse (canton de Vaud). La fillette, âgée de 8 ans, avait été enlevée au domicile de sa grand-mère maternelle dans les Vosges, le mardi 13 avril 2021, par deux hommes qui s'étaient faits passer pour des éducateurs de la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ).

Après avoir effectué un bref point-presse devant le tribunal judiciaire de Nancy le dimanche 18 avril 2021 à 11 heures 45, le procureur de la République a tenu une conférence de presse à 15 heures pour s'exprimer sur les derniers éléments de l'enquête autour de l'enlèvement de la mineure.

Il souligna à cette occasion que la découverte de l'enfant et de sa mère avait été l'aboutissement des investigations menées à la demande du parquet de la JIRS de Nancy par la police fédérale helvétique et les différentes polices cantonales, agissant sous l'autorité du parquet de Fribourg. Il remercia vivement les autorités suisses pour leur investissement hors norme ayant permis la localisation de la fugitive et de sa fille dans un temps très court. Ce fut également l'occasion d'affirmer que « cette affaire démontre que la coopération européenne en matière pénale est une réalité ».

Il précisa que deux gendarmes français avaient été missionnés sur le territoire suisse dans le cadre des investigations pour assister leurs collègues helvétiques et que près de deux cents gendarmes étaient intervenus à un titre ou à un autre dans le cadre de cette enquête menée depuis le 13 avril 2021. En outre, le procureur de la République tint à saluer l'engagement de la Section de Recherche de Nancy et des unités du groupement de la gendarmerie des Vosges.

Le Garde des Sceaux, Éric DUPONT-MORETTI, a également félicité sur Twitter la mobilisation générale des magistrats des parquets d'Épinal et de la JIRS de Nancy, des gendarmes et de l'ensemble des services intervenus en Suisse.

Un juge d’instruction de la JIRS de Nancy est désormais saisi de cette affaire, la qualification d'«enlèvement d'une mineure de 15 ans en bande organisée » ayant été retenue. Cinq hommes ont été interpellés sur le territoire national au cours des investigations et ont été présentés le dimanche 18 avril devant le magistrat instructeur. Concernant la mère de l'enfant, un mandat d'arrêt européen a été délivré en urgence à son encontre afin qu'elle soit remise au juge d'instruction dans les meilleurs délais.

conf presse TJ NANCY 18.04.21
François Pérain, procureur de la République de NANCY Source : www.francetvinfo.fr/faits-divers/

Webconférence CDAD: confinement et violences conjugales

Retrouvez l'intégralité de la Web-conférence du 8 mars 2021 sur la chaîne Youtube du CDAD de Meurthe-et-Moselle

A l'occasion de la Journée Internationale des Droits des Femmes du 8 mars 2021, le Conseil Départemental de l'Accès au Droit de Meurthe-et-Moselle a organisé, en partenariat avec France Victimes 54, une web-conférence sur l'impact de la crise sanitaire sur les violences faites aux femmes.

Intervenants :

  • Madame Yvette GAERTNER, Déléguée départementale aux droits des femmes et à l'égalité
  • Madame Marie-Pierre DEREXEL, Directrice du CIDFF de Nancy
  • Madame Elodie MARCHAND, Cheffe du service médecine légale CHRU Nancy
  • Madame Sophie PARTOUCHE, Substitut du procureur de Nancy
  • Madame Hélène JOLY, Juriste de l'association France Victimes 54
  • Maître Marianne VICQ, Avocate au Barreau de Nancy

Vous pouvez retrouver dès à présent l'intégralité de la web-conférence sur la chaîne Youtube du CDAD https://www.youtube.com/watch?v=mmJoV8OSOiQ&feature=youtu.be

ainsi que le PowerPoint diffusé à son occasion : https://drive.google.com/file/d/13Gd-XB8NLcPgF00sVqwxjeg6X-nX6Wd-/view?usp=sharing

confinement et violences conjugales

 

Cérémonie officielle de remise du tableau de Signac volé en 2018 au Musée des Beaux-Arts de Nancy

Le Port de la Rochelle de Paul Signac, volé en mai 2018 et retrouvé en Ukraine en 2019 a officiellement été restitué au Maire de la ville par l’Ambassadeur d’Ukraine

« Le Port de la Rochelle » de Paul Signac, volé en mai 2018 en pleine journée par trois individus au musée des Beaux-Arts de Nancy, a été restitué à la Ville de Nancy.

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François PERAIN, procureur de la République de Nancy

A l’occasion d'une cérémonie officielle à l'Hôtel de ville de NANCY le 12 février 2021, madame Aurélie VALENTE, vice-présidente chargée de l’instruction à la JIRS de Nancy, a procédé à la restitution de l’œuvre d’art. Un point-presse a été tenu par le procureur de la République. Puis, l’ambassadeur d’Ukraine en France, le maire de Nancy et le préfet de Meurthe-et-Moselle ont prononcé des allocutions en présence des hautes personnalités présentes.

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Madame Aurélie VALENTE (tout à gauche) procédant au bris de scellé aux côtés l’Ambassadeur d’Ukraine

C'est un an après avoir été dérobé que le tableau estimé à plus d'un million et demi d'euros a été retrouvé en Ukraine au mois d’avril 2019. Alors que la police ukrainienne interpellait un homme suspecté de l'assassinat d'un bijoutier, celui-ci confiait aux enquêteurs être en possession de l'œuvre. Une expertise était alors mandatée par la justice française qui confirmait l'authenticité de la toile retrouvée.

SIGNAC 3
Mathieu KLEIN, maire de Nancy et Vadym OMELCHENKO, ambassadeur d’Ukraine en France

Cette cérémonie fut l'occasion pour le procureur de la République, le maire et le préfet de la ville de Nancy de saluer la belle coopération ayant eu lieu entre les autorités ukrainiennes, la JIRS de Nancy, l'Office Central de lutte contre le trafic de biens culturels, et la Direction territoriale de la police judiciaire de Nancy, qui permis à cette restitution d'avoir eu lieu.

SIGNAC 4

Audience de rentrée solennelle du CPH de Nancy

L'audience solennelle de rentrée du conseil de prud'hommes de Nancy s'est déroulée le 20 janvier 2021 à 14h30, en présence des chefs de cour.

L'audience de rentrée du conseil de prud'hommes de Nancy a été l'occasion de dresser le bilan positif de l'année écoulée, malgré la crise sanitaire et la grève des avocats. En effet, le CPH a su non seulement maintenir son activité,  mais également améliorer ses chiffres comparés à ceux de l'année 2019, avec un délai de traitement par affaire de 11,4 mois en moyenne L'audience a également permis de souligner la qualité du travail effectué par madame FELTGEN, directrice des services de greffes judiciaires en charge du CPH, et par le personnel du greffe.

Six nouveaux conseillers, désignés par arrêté du 21 décembre 2020 ont été présentés et installés dans leurs nouvelles fonctions :

–         Monsieur MALMONTE Christophe

–         Monsieur FRIES Stéphane

–         Monsieur WECKERLE Thiery

–         Monsieur THOUVENIN François

–         Monsieur MORELLE-LOSSON Pierre-Olivier

–         Madame DUBAUX Solène

Au cours de l'assemblée générale élective de cette année, ont été élus monsieur Claude GILLARD, président du conseil (collège employeurs) et monsieur Éric GAILLARD, vice-président du conseil (collège salariés).

L'audience de rentrée fut également l'occasion de rendre hommage à monsieur LEVY-LAMBERT, conseiller du collège section activités diverses pendant 33 ans à Nancy, décédé le 15 décembre 2020.

Monsieur le procureur de la République a été entendu en ses réquisitions puis le conseil depPrud'hommes a constaté l'accomplissement des formalités réglementaire avant le lever l'audience.

Le vice-président sortant procédant à l'échange des médailles avec le vice-président entrant monsieur Eric GAILLARD

Monsieur Claude GILLARD, nouveau président du Conseil

 

Audience de rentrée du tribunal judiciaire de Nancy

L'audience solennelle de rentrée du tribunal judiciaire de Nancy s'est déroulée le vendredi 15 janvier 2021 à 16h, en présence des chefs de Cour.

L'audience solennelle de rentrée du tribunal judiciaire de Nancy s'est déroulée le 15 janvier 2021 en présence des chefs de cour, du Préfet de Meurthe-et-Moselle, du Maire de Nancy et du Grand Nancy, de la première Vice-Présidente du Conseil Départemental, de plusieurs députés et sénateurs du ressort, ainsi que des représentants des autres tribunaux du ressort, de l'administration pénitentiaire, de la protection judiciaire de la jeunesse, des auxiliaires de justice, des présidents d'associations et des représentants départementaux forces de sécurité intérieure.

Une liste d'invités toutefois restreinte compte tenu de la nécessité de s'adapter aux contraintes liées à la crise sanitaire.

PHOTO1 TJ NANCY 2021

 Au cours de cette audience, ont été installées dans leurs fonctions : 

–         Madame Lisa KIBANGUI, juge aux affaires familiales

–         Madame Mariana CABALLERO, substitute,

–         Madame Christelle BRENDER, directrice des services de greffe

Le procureur de la République, Monsieur François Perain, a présenté le bilan de l'activité du parquet pour l'année 2020, impacté par la pandémie de Covid 19 et la grève des avocats. Il a souligné la mobilisation dont les magistrats du parquet ont fait preuve dans la lutte contre les violences conjugales et intrafamiliales et dans la mise en oeuvre de la réforme du droit de la peine. Il a également évoqué les actions qui seront mises en oeuvre en 2021 dans le cadre de la thématique « Justice de proximité » rendu prioritaire par le Garde des Sceaux.

Son discours fut également l'occasion de remercier publiquement les cinq magistrats du parquet ayant assuré l'intégralité de la représentation du ministère public auprès des magistrats du siège lorsque la Cité judiciaire était concernée par un cluster déclaré en juin. La particulière vigilance des chefs de Cour pour que le tribunal soit équipé en gel, vitres plexiglass, poignets de portes équipées de dispositif anti contact, a également été mise en exergue (discours de monsieur François PERAIN, procureur de la République).

PHOTO2 TJ NANCY 2021

Le président du tribunal judiciaire, Monsieur Jean-Baptiste Haquet, a à son tour dressé le bilan de cette année 2020 qui s'est déroulée dans un contexte particulièrement marqué par la crise sanitaire. Il souligna à cette occasion la réactivité de l'institution judiciaire dès le déclenchement de plans de continuité d'activité, grâce à l'étroite collaboration existant entre les chefs de juridiction et le directeur du greffe et son équipe.

Après avoir constaté que la pandémie a eu un effet finalement plus limité que prévu sur les stocks, il a remercié les juges qui ont permis de maintenir le navire judiciaire à flot. La mobilisation de tous, qui s'est vérifiée et qui continue à l'être sans relâche face aux réformes qui se succèdent, fut également soulignée, tout comme l'important travail ayant été réalisé pour absorber la loi de réforme et de programmation de la justice.

Enfin, il est sur la perspective de la construction d'une nouvelle cité judiciaire qui alimente l'espoir d'une justice rendue dans de bonnes conditions, et donc de qualité. Il a annoncé à ce titre la création d'une instance de pilotage interne à la juridiction qui fera figure d'interlocuteur loyal et exigeant pour porter ce projet crucial.

PHOTO3 TJ NANCY 2021

Mesdames CABALLERO et KIBANGUI accompagnées des deux chefs de juridiction

Le dispositif bracelet anti-rapprochement est une réalité à NANCY

La loi n°2019-1480 du 28 décembre 2019 visant à agir contre les violences au sein de la famille et le décret n°2020-1161 du 23 septembre 2020 relatif à la mise en œuvre d’un dispositif électronique mobile anti-rapprochement prévoient que le bracelet anti-rapprochement (B.A.R) peut être ordonné dans un cadre pénal, tant au stade pré-sentenciel, qu’au moment du jugement, ou à titre post-sentenciel, ou dans un cadre civil, à l’occasion du prononcé d’une ordonnance de protection.

Le BAR vise à contrôler, par un dispositif de surveillance électronique mobile, l’interdiction faite à une personne surveillée de se rapprocher d’une autre personne afin d’éviter la commission ou la réitération de violences conjugales. Parallèlement, la personne protégée se voit attribuer un téléphone portable permettant de la géolocaliser, de la contacter et lui permettant également de joindre le téléopérateur.

Le dispositif du BAR permet à la personne protégée de bénéficier d’une zone de protection, composée d’une zone de pré-alerte et d’une zone d’alerte, aux seins desquelles l’intrusion du porteur du BAR initie une action du téléopérateur puis au besoin, l’intervention des forces de l’ordre.

L’efficacité de ce dispositif protecteur nécessite une mobilisation de tous les partenaires, institutionnels et associatifs, appelés à intervenir à l’occasion de situations de violences conjugales, et un travail étroit entre les forces de l’ordre et l’autorité judiciaire.

C’est ainsi que le 27 novembre 2020, une convention a été signée à la Cité Judiciaire de NANCY rendant opérationnel le dispositif BAR. Les signataires sont :

-          Monsieur Jean-Baptiste Haquet , président du Tribunal Judiciaire de NANCY

-          Monsieur François Pérain, procureur de la République près le Tribunal Judiciaire de NANCY

-          Monsieur le contrôleur général Laurent TARASCO, directeur départemental de la sécurité publique 54

-          Monsieur le colonel Sébastien DORDHAIN  commandant le groupement de la gendarmerie départementale 54

-          Monsieur  Bruno XARDEL, directeur du SPIP de Meurthe-et-Moselle

-          Madame Anne Sophie GAVRILOFF, présidente de l’association agréée France Victimes 54

-          Monsieur Jean-Philippe RENARD, directeur du SSJ-ANNE de l’association REALISE

 

BAR TJ NANCY

Audience solennelle de présentation au tribunal judiciaire de Nancy

Huit nouveaux magistrats ont été présentés à la communauté judiciaire du ressort de Nancy et à ses partenaires habituels à l’occasion d’une audience dont les nécessaires précautions face à la propagation du virus n’ont pas altéré la solennité.

Dans le respect vigilant des gestes barrière à la propagation de la Covid-19, l’audience solennelle du 4 septembre a permis que les invités, parmi lesquels le préfet, les chefs de cour et de nombreux élus dont plusieurs parlementaires, découvrent les visages de huit nouveaux magistrats. Ceux-ci, répartis par moitié entre siège et parquet, ont connu des parcours très divers avant d’intégrer la magistrature. Le tribunal judiciaire de Nancy bénéficiera donc de la riche expérience de ces hommes et de ces femmes, qui lui apporteront de surcroît leur enthousiasme.

Au premier rang, de gauche à droite, les quatre magistrats du siège et les quatre magistrats du parquet qui viennent de prendre leurs fonctions au tribunal judiciaire de Nancy

 

Reprise d’activité au tribunal judiciaire et au conseil de prud’hommes

A compter du 11 mai 2020, l’accès à la cité judiciaire est réservé aux personnes suivantes:

- les avocats et partenaires institutionnels

- les usagers dument convoqués (les accompagnants ne pourront pénétrer dans la cité judiciaire, sauf motif légitime, par exemple la nécessité d’accompagner une personne handicapée)

- les usagers souhaitant déposer un acte urgent ou former un recours, le SAUJ (service d’accueil unique du justiciable) étant ouvert exclusivement de 8h30 à 12h et de 13h30 à 16 h.

L’accès aux étages est interdit aux usagers, et limité au strict nécessaire pour les avocats.

En salle d’audience, seuls les sièges non neutralisés pourront être utilisés ; aucun usager ne devra stationner debout au fond des salles d’audience.

L’attente se fera dans la salle des pas perdus (voire à l’extérieur de la cité judiciaire en cas d’affluence) et il conviendra de respecter le marquage au sol de distanciation sociale. Aucun groupe ne devra se former.

Toute personne autorisée à entrer dans la cité judiciaire devra impérativement :

- porter un dispositif de protection (visière ou masque) ; au besoin, un masque avec charlotte lui sera remis

- se désinfecter les mains à l’aide du gel hydro-alcoolique mis à disposition après le passage du portique de sécurité

Les dates de renvois des audiences civiles et affaires familiales sont disponibles ci-après:

Pour les audiences du pôle social:

 

Déplacement de Madame Nicole BELLOUBET, garde des Sceaux, ministre de la Justice, au tribunal de grande instance de Nancy

Madame Nicole BELLOUBET, garde des Sceaux, ministre de la justice, s'est déplacée le lundi 23 septembre 2019 au tribunal de grande instance de Nancy.

Dans le cadre d'un déplacement d'une journée consacré à trois juridictions du ressort de la cour d'appel de Nancy, Madame la Ministre s'est d'abord rendue à la cité judiciaire de Nancy, accompagnée de membres de son cabinet et du directeur des services judiciaires, Monsieur Peimane GHALEH-MARZBAN.

Elle été accueillie par la directrice de cabinet du préfet de Meurthe-et-Moselle, les chefs de cour et de juridiction et le directeur de greffe. Étaient également présents plusieurs parlementaires, le maire de Nancy et le président de la métropole du Grand Nancy.

photo1 visite GDS TGI Nancy

Madame la ministre s’est d'abord rendue dans les locaux du service des tutelles majeurs du tribunal d'instance, dont elle a rencontré les agents présents.

photo2 visite GDS TGI NANCY

Après un passage par l'une des salles d'audience, elle a rejoint l'espace sécurisé du tribunal de grande instance dédié aux services de la juridiction interrégionale spécialisée, où elle a échangé avec un juge d'instruction et son greffier.

Madame la Ministre a ensuite pris part à une table ronde réunissant de nombreux magistrats et fonctionnaires des tribunaux de grande instance et d'instance.

En préambule des échanges, le premier président de la cour d'appel a salué le chemin parcouru en deux ans, insistant sur la résorption presque intégrale des vacances d'emplois ainsi que sur le volume des crédits consacrés à l'entretien du bâtiment et à l'amélioration des conditions de travail de ses occupants.

Il a néanmoins appelé l'attention de Madame la ministre sur la nécessité d'un abondement des moyens humains du tribunal de grande instance au regard de l'impact de l'activité de la juridiction interrégionale spécialisée sur son fonctionnement global et a appelé de ses vœux la concrétisation rapide du projet de construction d'une nouvelle cité judiciaire.

Le procureur général près la cour d'appel a exprimé sa gratitude aux personnels de justice pour leur fort engagement dans l'accomplissement de leurs missions en dépit des difficultés rencontrées et a remercié les élus pour le soutien apporté aux chefs de cour en vue de la résolution des problématiques immobilières auxquelles se trouvent confrontées les juridictions nancéiennes.

Puis, les chefs du tribunal de grande instance ont introduit la table ronde autour de la thématique de l'état des lieux des moyens alloués à la juridiction ainsi que de celle du renforcement de la communication interne et de la production du lien collectif pour lutter contre le sentiment d’abandon et les cloisonnements.

photo3 visite GDS TGI NANCY

Les débats ont permis à plusieurs magistrats et fonctionnaires de faire part de la situation de tension existant au sein de certains services, en particulier du tribunal pour enfants et du service correctionnel.

Tout en rappelant les efforts, régulièrement consentis depuis plusieurs années, pour redresser la situation du tribunal de grande de Nancy sur le plan des ressources humaines, Madame la ministre s'est engagée à étudier attentivement les demandes de création d'emplois présentées dans le cadre du prochain dialogue de gestion.

Elle a, en outre, annoncé qu'à la suite de l'inscription de la construction d'une nouvelle cité judiciaire à la programmation immobilière 2018-2022 du ministère de la justice, elle ferait connaître courant décembre 2019 le site retenu pour sa réalisation.

Son déplacement à la cité judiciaire de Nancy s'est achevé par une rencontre avec une délégation du barreau, conduite par son bâtonnier.

La justice restaurative

L’objet du procès pénal est le jugement d’une personne à laquelle est reproché un crime, un délit ou une contravention. Il laisse souvent les victimes frustrées de la possibilité de comprendre les raisons du passage à l’acte de l’auteur des faits et d’exprimer leur ressenti dans sa complexité et ses nuances. Celui qui est à l’origine de leur souffrance n’est pas en mesure lui-même, le plus fréquemment, d’accéder dans ce cadre à la compréhension du malheur qu’il a généré et d’apporter des éléments de réponse à ceux et celles qu’il a traumatisés.

La justice restaurative instaure cet espace de dialogue sécurisé à même d’aider des victimes à mieux se reconstruire, et des auteurs de crimes ou de délits à accomplir un cheminement psychologique favorable à une absence de récidive. Des animateurs indépendants et spécialement formés accompagnent les protagonistes sur ce chemin partagé, ardu mais nécessaire.

Madame Héloïse SQUELBUT, coordinatrice de l’antenne Nord-Est de l’Institut Français pour la Justice Restaurative, est intervenue à la cité judiciaire de Nancy le 3 juin 2019 pour expliquer à des magistrats du siège et du parquet et à des personnels du Service pénitentiaire d’insertion et de probation de Meurthe-et-Moselle le cadre dans lequel s’inscrit ce processus et les différentes formes de rencontres et de séances qu’il peut revêtir, s’adaptant au mieux aux spécificités de chaque cas personnel.

Ces développements ont fortement intéressé l’auditoire, qui a vu les riches perspectives induites par cette nouvelle forme de justice, complémentaire à la justice pénale. Elles devraient se concrétiser à compter de l’année 2020 par sa mise en place effective dans le ressort du tribunal de grande instance de Nancy.

 

affiche justice restaurative

Exposition Jude Leppo

expo Jufe Leppo

Sous le pseudonyme Judde Leppo se cachent deux artistes autodidactes, une greffière et son époux qui, tels des alchimistes jubilatoires, armés d’une imagination indomptable, transmutent la réalité en illusion à moins que l’illusion ne soit réelle !

Unissant leurs mains gauches, se moquant des règles architecturales ou sculpturales, défiant la logique, la perspective, ils laissent courir ou plutôt danser sur le papier leur encre en quête d’une fragile bulle onirique.

A travers leurs œuvres emplies de truculence, d’illogisme, grouillantes de personnages grotesques, à la limite de la douce folie, se dessine un certain éloge de la différence.

Retrouvez les oeuvres de Jude Leppo dans la rubrique L'autre Palais

La journée nationale d'accès au droit 2019

JNAD 2019 Nancy photo2
JNAD 2019 Nancy photo1

Exposition Femmes, la moitié du monde

Le service de l’accès au droit et à la justice et de l’aide aux victimes (SADJAV) du ministère de la justice avait souhaité que les juridictions judiciaires soient associées à cette journée, leur donnant ainsi l’occasion de mettre en lumière les progrès accomplis lors des dernières décennies dans l’accès par les femmes à leurs droits, mais aussi ceux restant à effectuer.

Le CDAD de Meurthe-et-Moselle a fait le choix d’acquérir et de présenter l’exposition « Femmes, la moitié du monde » dans le hall de la cité judiciaire. Des personnalités, essentiellement féminines, avaient été conviées à l’inauguration de cet événement, le 8 mars. M. Laurent GARCIA, député, et l’attachée parlementaire de Mme Carole GRANDJEAN, députée, étaient présents, ainsi que le bâtonnier de l’ordre des avocats de Nancy et une délégation de trois magistrates du tribunal administratif de Nancy menée par sa présidente, Mme Pascale ROUSSELLE. Mme Caroline SCHAAL, cheffe de cabinet, représentait les chefs de la cour d’appel.

Après quelques mots de bienvenue et de présentation et un rapide petit déjeuner, les invités ont pu avoir la primeur de la découverte des trente-cinq panneaux qui avaient été installés. Sous une forme richement illustrée, ils présentaient des données historiques, sociologiques et scientifiques sur les femmes et l’évolution de leurs droits. C’était l’occasion de constater que cette évolution n’a pas été linéaire au cours du temps, certaines civilisations assez anciennes étant fortement avancées sur ce plan.

Très pédagogique, des explications étant réservées en bas de panneaux aux visiteurs les plus jeunes, riche en informations et en iconographie, cette exposition était aussi l’occasion d’aborder auprès du grand public des thèmes relatifs aux multiples formes que revêtent, encore aujourd’hui, les violences faites aux femmes. Trois classes scolaires ont pu bénéficier de sa visite.