AIR ANTILLES: le tribunal rejette les offres de reprise, faute de garanties
La société AIR ANTILLES a été placée en redressement judiciaire le 27 février 2026. L’administrateur judiciaire désigné par le tribunal a constaté que la continuation de son activité était impossible. Un appel d’offre a donc été lancé pour rechercher un repreneur.
Conformément aux dispositions du code de commerce, le tribunal a pour mission de retenir l'offre permettant, dans les meilleures conditions, d'assurer le plus durablement l'emploi attaché à l'ensemble cédé, le paiement des créanciers et qui présente les meilleures garanties d'exécution.
Dans sa décision, le tribunal a écarté les trois offres présentées faute de garanties suffisantes quant à la pérennité du projet de reprise. L’offre du consortium Z a été jugée fragile en raison d'un volet social très limité (reprise de seulement 12% des effectifs), du manque d'adhésion des salariés et d'incertitudes majeures sur l'obtention des licences de vol nécessaires. Parallèlement, l’offre de la société T5 a été rejetée car elle ne visait que des actifs isolés sans aucun maintien d'emploi. Le candidat T2 a déclaré avant l’audience qu’il se désistait.
Tirant les conséquences de l'impossibilité d'arrêter un plan de cession, le tribunal a ordonné la conversion du redressement en liquidation judiciaire et désigné le liquidateur chargé de réaliser les actifs de la société pour désintéresser les créanciers et gérer la fin de l'activité.
Seuls la société AIR ANTILLES, le CSE représentant les salariés et le procureur de la République peuvent faire appel de la décision dans les dix jours de son prononcé.